Erika

Erika : le rappel des faits

Le 12 décembre 1999, par une mer de force 8/9, le pétrolier Erika se casse en deux à 60 km au sud de la pointe de Penmarc'h. Les 26 membres de l'équipage sont héliportés par la Marine nationale.


Le naufrage de l'Erika

L'Erika transportait du fioul lourd n°2, troisième produit pétrolier utilisé après l'essence et le gazole, un combustible destiné à la compagnie nationale italienne ENEL pour produire de l'électricité.


Total a choisi d'affréter l'Erika, de bonne foi, sur la base de documents (certification de navigabilité renouvelée en 1999) délivrés par le RINA, membre de l'International Association of Classification Societies (IACS), qui regroupe les dix principales sociétés de classification dans le monde. L'Erika disposait d'une très bonne notation attribuée par les inspecteurs des ports d'escale. En 1999, l'Erika était accepté et affrété par plusieurs grandes compagnies pétrolières.


Le naufrage a été causé par la conjonction du mauvais temps et de la forte corrosion des structures du navire, cachée aux yeux des affréteurs.


Les expertises judiciaires ont démontré par la suite que l'état réel des structures du navire ne correspondait pas à la certification établie par le RINA.


La marée noire a touché 400 km de côtes du Finistère à la Charente-Maritime. À partir du 24 décembre et dans les jours qui ont suivi, les nappes d'hydrocarbures ont touché la côte. Le fioul, mélangé à l'eau de mer, amalgamé avec le sable, les pierres et autres matériaux a constitué près de 270 000 tonnes de déchets, qui ont été rassemblés sur des sites de stockage sécurisés près de la raffinerie de Donges, où ils ont été traités.


Sur les 30 884 tonnes de la cargaison :


  • environ 11 000 tonnes demeurées dans les épaves ont été pompées,
  • environ 10 000 tonnes ont été récupérées lors du traitement des déchets,
  • 1 000 tonnes ont été récupérées à la surface de la mer avant qu'elles n'atteignent la côte,
  • le reste s'est en majorité biodégradé en mer et sur la côte.

La marée noire et ses conséquences

À partir du 24 décembre, la marée noire a touché 400 km de côtes en France, du Finistère à la Charente-Maritime.


Le fioul, mélangé à l'eau de mer, amalgamé avec le sable, les pierres et autres matériaux a constitué près de 270 000 tonnes de déchets, qui ont été rassemblés sur des sites de stockage sécurisés près de la raffinerie Total de Donges, où ils ont été traités.


Sur les 30 884 tonnes de la cargaison de l’Erika :


  • environ 11 000 tonnes demeurées dans l’épave ont été pompées par Total au cours de l’été 2000,
  • environ 10 000 tonnes ont été ramassées sur les côtes, pour être récupérées lors du traitement des déchets,
  • 1 000 tonnes ont été ramassées à la surface de la mer avant qu’elles n’atteignent les côtes,
  • le reste s’est en majorité biodégradé en mer et sur les côtes.