Captage et stockage géologique de CO2

Le stockage géologique du CO2

Une partie du CO2 capté peut être valorisée dans l'industrie agro-alimentaire ou chimique. Cependant les besoins sont très inférieurs aux quantités potentiellement récupérables, d’où la nécessité du stockage.

Le stockage est réalisé dans des couches géologiques perméables, surmontées de couches étanches qui maintiennent le CO2 en sous-sol.  Les sites choisis doivent être à une profondeur suffisante pour permettre au CO2 stocké d’atteindre l'état quasi liquide et ainsi d’occuper le volume le plus faible possible.

Les sites adaptés sont principalement les gisements d’hydrocarbures en fin de vie, les aquifères salins profonds (roches poreuses imprégnées d’eau salée situées à grande profondeur) ou encore, dans une moindre mesure, des veines de charbon trop profondes pour être exploitées.

Les capacités de stockage géologique de CO2 de la planète pourraient, selon les estimations du GIEC, être comprises entre 1000 et 10 000 milliards de tonnes (ce chiffre comprend les gisements en fin de vie et les aquifères salins). A titre de comparaison, les émissions anthropiques annuelles de CO2 s’élèvent à environ 30 milliards de tonnes.

A noter que les capacités de stockage géologiques des différents Etats de la planète sont en cours d’inventaire et analyse. 
 

Le saviez-vous ?
Il existe des gisements naturels de CO2. Ces gisements ont pu être exploités pour, entre autres, les besoins de l’industrie agro-alimentaire (eau gazeuse par exemple). Ils sont surtout utilisés par l’industrie pétrolière : le CO2 est injecté dans des gisements de pétrole à maturité. Cette technique, connue sous le nom d’Enhanced Oil Recovery ou récupération assistée de pétrole, permet de réduire la viscosité du pétrole, ce qui facilite son extraction.

En savoir plus sur les différents sites de stockage de CO2 :