| RISQUES
DE MARCHÉ
Sensibilité aux paramètres d'environnement
Les résultats de TotalFinaElf sont sensibles
à différents facteurs parmi lesquels les plus significatifs
sont le prix du pétrole et du gaz naturel généralement
exprimés en dollars, et les taux de change, notamment celui
du dollar par rapport à l'euro.
D'une manière générale, une
hausse des prix du pétrole a un effet positif sur les résultats
du Groupe du fait de la meilleure valorisation de la production
pétrolière. Inversement, une baisse des prix du pétrole
se traduit par une dégradation des résultats. Au titre
de l'année 2002, le Groupe estime ainsi qu'une appréciation
du cours du pétrole Brent de 1 dollar par baril entraînerait
une amélioration du résultat net de l'année
d'environ 0,27 milliard d'euros, et inversement. L'impact d'une
variation des prix du pétrole sur les activités de
l'Aval et de la Chimie de base dépend de la rapidité
avec laquelle s'ajustent les prix des produits finis de ces deux
secteurs. Le Groupe estime qu'une appréciation des marges
de raffinage TRCV Europe Ouest de 1 $ par tonne entraînerait
une amélioration du résultat net de l'année
de 0,08 milliard d'euros.
Toutes les activités du Groupe sont sensibles
à des titres divers et dans des proportions variables aux
évolutions de la parité du dollar contre l'euro. Une
appréciation du dollar par rapport à l'euro de 0,10
dollar par euro engendrerait une amélioration du résultat
net de l'année d'environ 0,63 milliard d'euros, et inversement.
Les résultats du Groupe, notamment dans
la Chimie, sont également sensibles à la conjoncture
économique.
Risques relatifs aux marchés des hydrocarbures
Dans le cadre de ses activités courantes,
le Groupe est conduit à intervenir largement sur les marchés
afin d'optimiser l'écoulement de ses productions et l'approvisionnement
de ses raffineries.
L'activité de négoce d'hydrocarbures
a porté en 2001 sur un peu plus de 5 Mbep/j de mouvements
physiques dont 4,2 ont concerné du pétrole brut. Le
Groupe n'a pas pour politique de vendre à terme des productions
futures d'hydrocarbures. Toutefois, dans son activité de
négoce, le Groupe est amené à utiliser des
instruments dérivés tels que les futures, forwards,
swaps et options, tant sur les marchés organisés que
sur les marchés de gré à gré. Compte
tenu de la politique mise en uvre par le Groupe, les risques
de marché encourus s'analysent essentiellement comme des
risques de prix relatifs, résultant de positions adossées
portant sur des qualités, des indices ou des échéances.
La valeur notionnelle des instruments dérivés ainsi
que leur valeur de marché au 31 décembre 2001 sont
présentées en note annexe aux États financiers
consolidés.
Pour la mesure du risque de marché relatif
aux prix d'hydrocarbures découlant des activités décrites
ci-dessus, le Groupe a mis en uvre une méthode d'évaluation
de "valeur en risque". Selon cette méthode, concernant
les activités de trading de pétrole brut et de produits
pétroliers, la probabilité est de 97,5 % que la variation
journalière de résultat induite par les fluctuations
favorables ou défavorables du marché soit inférieure
à 7,7 millions d'euros sur la base des positions au 31 décembre
2001. Par ailleurs, la valeur en risque moyenne constatée
sur l'année 2001 est de 7,2 millions d'euros. Concernant
les activités de trading de gaz naturel, la valeur en risque
au 31 décembre 2001 est non significative.
Le Groupe met en uvre une politique rigoureuse
de gestion et de surveillance de ces risques de marché. Celle-ci
s'appuie, d'une part, sur une séparation des fonctions d'engagement
des opérations et des fonctions de contrôle et, d'autre
part, sur un système d'information intégré
qui permet un suivi en temps réel des activités. Des
limites d'intervention sont approuvées par le Comité
Exécutif et font l'objet d'un contrôle quotidien. Afin
de garantir la souplesse des interventions et la liquidité
des positions, les activités de couverture sont conduites
avec des contreparties nombreuses et indépendantes, telles
que les autres sociétés pétrolières,
les grands consommateurs d'énergie et les institutions financières.
Un dispositif de limites par contrepartie est mis en uvre
et un suivi régulier des encours par contrepartie est effectué.
Le Groupe a indiqué le 29 novembre 2001
que son exposition envers la société ENRON était
inférieure à 25 millions de dollars et avoir arrêté
toute activité de trading avec cette société
depuis l'annonce de ses difficultés financières.
Risques relatifs aux marchés financiers
La gestion des risques relatifs aux activités
de trésorerie et aux instruments financiers de taux et de
change obéit à des règles strictes définies
par la Direction du Groupe et qui prévoient la centralisation
systématique par la Direction Financement-Trésorerie
des liquidités, des positions et de la gestion des instruments
financiers.
La gestion s'organise autour d'un département
"Salle des marchés" spécialisé dans
l'intervention sur les marchés financiers de change et de
taux d'intérêt. Le département "Contrôle
- Gestion des Flux" assure la surveillance quotidienne des
limites, des positions, et effectue la validation des résultats.
Il procède à la valorisation de la valeur de marché
et, le cas échéant, effectue des analyses de sensibilité.
Le Groupe n'utilise que des instruments dérivés simples.
Gestion du risque
de change
Le Groupe s'efforce de minimiser le risque de change de chaque entité
par rapport à sa devise de compte (principalement l'euro,
le dollar US, la livre sterling et la couronne norvégienne).
Pour le risque de change généré
par l'activité commerciale, la couverture des revenus et
coûts en devises étrangères s'effectue essentiellement
par des opérations de change au comptant et parfois à
terme. Le Groupe ne couvre que rarement des flux prévisionnels
et, dans ce cas, il peut avoir recours à des options.
Quant aux risques de change liés aux actifs
à long terme en devises étrangères, le Groupe
s'efforce de réduire le risque de change associé,
en adossant un financement dans la même devise. La dette à
long terme en devises compense alors partiellement la position économique
générée. L'exposition nette au risque de change
est suivie régulièrement, en référence
à un dispositif de limites définies par la Direction
du Groupe.
Gestion de la position
de taux à court terme et des liquidités
La position courante, principalement constituée d'euros et
de dollars US, est gérée selon les objectifs principaux
fixés par la Direction du Groupe (maintenir une liquidité
maximale, optimiser le revenu des placements en fonction de la courbe
de taux, minimiser le coût d'emprunt), dans le cadre d'une
gestion à horizon inférieur à douze mois et
sur la base d'une référence de taux au jour le jour,
notamment par l'intermédiaire de swaps de taux à court
terme.
Compte tenu de l'importance de la position courante
en euros, les disponibilités sont placées soit directement
en euros, soit en devises, par l'intermédiaire de swaps de
devises à court terme, sans modification de la position de
change.
Gestion du risque
de taux sur la dette à long terme
La politique du Groupe vise à s'endetter majoritairement
à taux variable, afin de faire face aux variations importantes
des cash-flows, dues aux effets de l'environnement (prix du pétrole
et parité du dollar contre l'euro).
Les exceptions à cette règle font
l'objet d'une autorisation du Comité Exécutif.
Des swaps de taux et de change à long terme
peuvent être adossés, à l'émission, aux
emprunts obligataires, afin de créer une dette synthétique
à taux variable. Pour modifier partiellement la structure
de taux d'intérêts de la dette à long terme,
TotalFinaElf peut également conclure des swaps de taux d'intérêt
à long terme.
Sensibilité
aux risques de taux d'intérêt et aux risques de change
Le tableau ci-après présente l'impact potentiel sur
la valeur de marché des instruments financiers en vie au
31 décembre 2001 d'une translation d'une amplitude de 10
% des courbes de taux d'intérêt dans chacune des devises.
|
| (en millions d’euros) |
31 décembre
2001 |
|
|
| |
Valeur
comptable |
Valeur
de marché
estimée |
Variation
de la valeur
de marché après
translation des taux
d’intérêt de +10 %
(non audité) |
Variation
de la valeur
de marché après translation des taux d’intérêt de -10 %
(non audité) |
|
| Bilan |
|
|
|
|
|
| Emprunts obligataires (avant
swaps) |
6 528 |
6 832 |
(117) |
121 |
|
| Swaps d’émission (1) |
– |
465 |
95 |
(98) |
|
| Emprunts bancaires à taux fixes |
548 |
485 |
(6) |
11 |
|
| Part à moins d’un an des dettes
financières |
|
|
|
|
|
| long terme (hors crédit-bail) |
477 |
471 |
(2) |
2 |
|
| |
|
|
|
|
|
| Hors-bilan |
|
|
|
|
|
| Garanties bancaires |
– |
(49) |
2 |
(1) |
|
| Swaps de couverture d’emprunts
obligataires |
– |
(13) |
(20) |
21 |
|
| Swaps de taux et de change long
terme |
– |
14 |
(2) |
2 |
|
| Swaps de taux long terme |
– |
(3) |
(2) |
3 |
|
| Swaps de taux court terme |
– |
– |
2 |
(1) |
|
| Swaps de change |
– |
(5) |
0 |
1 |
|
| Contrats à terme de devises |
– |
8 |
1 |
1 |
|
| (1) Les swaps d’émission
sont spécifiquement adossés aux emprunts obligataires. La valeur
de marché de ces swaps doit donc être intégrée dans une valeur
globale des emprunts obligataires. |
Une part très significative de ses actifs
et de sa dette étant libellée en dollars, la sensibilité
du Groupe, au cours des devises étrangères, est essentiellement
affectée par l'évolution de cette devise. Sur la base
des comptes à fin 2001 et après effet des contrats
de swaps de devises, une hausse de 10 % du dollar contre euro, augmenterait
l'endettement long terme du Groupe d'environ 758 millions d'euros.
Gestion du risque
de contrepartie
Toute contrepartie bancaire avec laquelle le Groupe souhaite travailler
doit avoir été préalablement autorisée
après appréciation de la solidité financière
de la contrepartie, et de sa notation par les agences Standard &
Poor's et Moody's, notation qui doit être de première
qualité.
Une limite globale d'encours autorisée
est définie pour chaque banque et répartie entre les
filiales et la Trésorerie Groupe en fonction de leurs besoins.
Risques relatifs aux
marchés boursiers
Le Groupe détient un ensemble de participations dans les
sociétés cotées (cf. notes 7 et 8 aux comptes
consolidés) dont la valeur boursière totale fluctue
en fonction de la tendance des marchés boursiers mondiaux,
de la valorisation des secteurs d'activité respectifs auxquels
ces sociétés appartiennent et des données économiques
et financières propres à chacune des sociétés.
Risques juridiques et industriels
Aspects juridiques des activités d'exploration
et de production
TotalFinaElf mène des activités
d'exploration et de production dans un grand nombre de pays différents,
ce qui oblige le Groupe à se soumettre à un éventail
très diversifié de législations et autres formes
de réglementations. Celles-ci touchent quasiment tous les
aspects liés aux activités d'exploration et de production,
notamment tout ce qui a trait à la durée d'occupation
des sols, aux taux de production, aux redevances à acquitter,
à la fixation des prix, à la protection de l'environnement,
aux exportations, à la fiscalité et aux taux de change.
Les modalités des contrats de bail, licences et autres accords
en vertu desquels le Groupe détient ses intérêts
gaziers et pétroliers varient d'un pays à l'autre.
Ces contrats de bail, licences et autres accords sont en règle
générale octroyés par un gouvernement ou une
société d'État, ou conclus avec une entité
de la sorte ; certains contrats sont parfois conclus avec des particuliers,
propriétaires privés. Ces arrangements prennent d'ordinaire
la forme de licences ou de contrats de partage de production.
Les licences (ou concessions) autorisent leur
détenteur à explorer ou à exploiter une découverte
à des fins commerciales. Au titre d'une licence, c'est le
détenteur de celle-ci qui assume les risques liés
aux activités d'exploration, de développement et de
production et c'est encore lui qui pourvoit au financement de ces
opérations. En principe, le détenteur de la licence
est autorisé à recevoir la totalité de la production,
déduction faite de toutes les redevances payables en nature.
Le détenteur d'une licence est en général tenu
d'acquitter un impôt sur la production ou de verser des redevances
au titre de celle-ci, qui peuvent prendre la forme de liquidités
ou être versées en nature. En outre, dans certains
cas, le gouvernement ou la société d'État peut
prendre une participation dans la concession. Dans quelques cas
plus rares, le gouvernement ou la société d'État
dispose d'une option d'achat sur une partie de la production.
Les contrats de partage de production conclus
avec un gouvernement ou une société d'État
obligent, en général, TotalFinaElf à assurer
la totalité du financement des activités d'exploration
et de production et en assumer tous les risques, en échange
d'une partie de la production déduction faite des redevances,
le cas échéant. En général, un pourcentage
fixe ou variable de cette production est réservé à
TotalFinaElf aux fins de récupérer ses coûts
(cost oil) et le solde (profit oil) est partagé avec le gouvernement
ou la société d'État sur une base fixe ou en
fonction des volumes. Dans certains cas, le droit dont dispose TotalFinaElf
de récupérer son "cost oil" est limité
par une obligation en vertu de laquelle le "cost oil"
ne peut pas dépasser un pourcentage maximum de la production.
Ce droit est également limité, dans certains cas,
par une obligation d'amortissement des coûts engagés
par TotalFinaElf sur une période de temps définie.
En outre, la marge bénéficiaire de TotalFinaElf peut
également être limitée en cas de hausse du prix
du pétrole pour cause d'obligations de paiements supplémentaires.
Dans certains cas, le gouvernement ou la société d'État
participe aux droits et obligations de TotalFinaElf et partage les
coûts de développement et de production. Cette participation
peut être commune à l'ensemble d'une zone ou être
revue au cas par cas, en fonction des champs.
Dans certains pays, des licences spéciales
sont requises pour mener des activités d'exploration et de
production ; une licence de production porte parfois sur une partie
limitée de la zone couverte par la licence d'exploration.
Les licences d'exploration et licences de production sont en général
concédées pour une période de temps définie
(à l'exception des licences de production aux États-Unis
en vigueur jusqu'à l'arrêt de la production). La durée
des licences de TotalFinaElf et l'éventualité de leur
renouvellement varient selon les régions.
Dans certains pays, TotalFinaElf se voit dans
l'obligation de renoncer à une partie du terrain couvert
par une licence, ce désistement étant présenté
comme une condition préalable au renouvellement de la licence.
TotalFinaElf peut également se trouver dans l'obligation
d'abandonner des terrains (ou de renoncer à une licence)
dans d'autres circonstances. Parmi ces circonstances, variables
selon les régions, figure le défaut d'obtention d'une
licence de production dans un délai donné ou le défaut
de disposer d'un projet de développement de champ dûment
approuvé dans un délai défini. TotalFinaElf
estime que ces obligations n'ont nullement affecté ses opérations
de manière conséquente.
En règle générale, TotalFinaElf
est tenu d'acquitter l'impôt sur le revenu au titre des recettes
générées par ses activités de production
(que ce soit dans le cadre d'une licence ou d'un contrat de partage
de production). En outre, selon la région géographique,
les activités de production de TotalFinaElf peuvent être
assujetties à un ensemble d'impôts, de taxes et autres
prélèvements, notamment des taxes spéciales
sur les produits pétroliers et un impôt sur le revenu.
Les impôts applicables sur les bénéfices et
les activités liés à la production de gaz et
de pétrole peuvent également être d'un montant
largement supérieur à ceux imposés sur les
autres types d'activité commerciale.
Risques associés à des facteurs économiques
et politiques
Le secteur pétrolier est soumis à
diverses réglementations et à l'intervention de gouvernements
dans le monde entier, sur des questions aussi variées que
:
• l'attribution des marchés, en termes
d'exploration et de production ;
• l'imposition d'obligations spéciales en matière
de forage ;
• des mesures de contrôle relatives à la protection
de l'environnement ;
• le contrôle des prix ;
• le contrôle du développement et de l'abandon d'un
champ (dont des restrictions sur la production) ;
• des restrictions, des obligations ou des sanctions imposées
aux sociétés du fait de conditions relatives à
la propriété, de leurs affiliations
ou de leurs activités dans d'autres pays étrangers
; et
• l'éventualité d'une nationalisation, d'une expropriation
ou d'une annulation de droits contractuels.
Le secteur pétrolier est également
soumis au paiement de redevances et de taxes qui tendent à
être plus élevées que celles appliquées
à d'autres activités commerciales. TotalFinaElf détient
notamment une part importante de ses réserves pétrolières
dans des pays en dehors de l'Union européenne et du continent
nord-américain, dont certains peuvent être considérés
comme des pays instables au plan politique et économique.
Ces réserves et les activités qui y sont associées
sont ainsi soumises à certains risques, parmi lesquels :
• l'augmentation des taxes et redevances ;
• la mise en place de quotas de production et d'exportation ;
• la renégociation des contrats ;
• la nationalisation ou re-nationalisation d'actifs ;
• d'autres risques liés aux changements de régime
de gouvernement au niveau local et aux bouleversements susceptibles
d'en découler en matière de pratiques
commerciales ;
• des retards de paiement ;
• des restrictions de change, et
• des pertes et dépréciations d'activités du
fait d'actions de groupes terroristes ou rebelles.
TotalFinaElf, à l'instar de plusieurs autres
grandes compagnies pétrolières internationales, s'efforce
de mener ses activités et ses opérations financières,
tout en se protégeant contre ces risques économiques
et politiques. Toutefois, il est impossible de garantir que de tels
événements n'aient pas de conséquences négatives
pour le Groupe, car les obligations imposées par ce type
de lois et de réglementations sont souvent sujettes à
variation ; quant aux actes terroristes, ils sont impossibles à
prévoir.
En août 1996, les États-Unis ont
adopté le Iran and Libya Sanctions Act (ci-après "ILSA"
ou loi de sanctions à l'encontre de l'Iran et de la Libye),
en vertu duquel le Président des États-Unis est tenu
d'imposer deux sanctions ou plus parmi celles énumérées,
à l'encontre de toute personne physique ou morale, quelle
que soit sa nationalité, réalisant des investissements
d'une valeur au moins égale à 20 millions de dollars
en Iran et au moins égale à 40 millions de dollars
dans le cas de la Libye -ces investissements ayant pour effet direct
de développer la capacité de l'un de ces deux pays
à accroître leurs ressources respectives en pétrole.
TotalFinaElf s'est engagé dans des activités dans
ces deux pays. En mai 1998, le Département d'État
américain a décidé que l'investissement effectué
par TotalFinaElf, Gazprom et Petronas sur le champ gazier et de
condensats de South Pars en Iran constituait une activité
relevant de l'ILSA.
Dans le même temps, il a fait part de sa décision de
renoncer aux sanctions eu égard à cet investissement
au titre de l'alinéa 9(c) de l'ILSA. Ce renoncement aux sanctions
s'applique uniquement à certaines activités de TotalFinaElf
sur le champ de South Pars et ne concerne pas les autres activités
de TotalFinaElf en Iran et en Libye. L'ILSA a été
renouvelée pour une période de cinq ans en août
2001. TotalFinaElf ne peut prévoir les interprétations
futures ou la politique d'application, qui seront adoptées
par les autorités américaines, concernant les autres
investissements du Groupe tombant sous le coup de l'ILSA.
Au niveau des résultats 2001 de l'ensemble
du Groupe, l'impact financier des conséquences de la dévaluation
récente du peso argentin n'est pas significatif, et n'a pas
fait l'objet de provision. Il est toutefois possible que l'évolution
de la situation en Argentine ait des conséquences significatives
sur les opérations du Groupe dans ce pays, elles-mêmes
limitées à l'échelle du Groupe.
Risques liés à l'exploration et la
production pétrolières et gazières
L'exploration et la production de pétrole
et de gaz impliquent des niveaux d'investissement élevés
et sont associées à des risques et à des opportunités
économiques spécifiques. Ces activités sont
soumises à des risques liés notamment aux caractéristiques
physiques d'un champ pétrolier ou gazier. Parmi ces risques
opérationnels, figurent des éruptions de pétrole
brut et de gaz naturel, des explosions, la découverte de
poches d'hydrocarbures présentant une pression anormale,
la formation de cratères, des fuites et incendies d'hydrocarbures.
Tous ces événements sont susceptibles d'endommager,
voire de détruire, les puits de pétrole brut et de
gaz naturel, ainsi que les installations attenantes, de porter atteinte
à des vies humaines ou à des biens, d'entraîner
une interruption d'activité, de provoquer des dommages sur
l'environnement et, par voie de conséquence, d'engager éventuellement
la responsabilité de TotalFinaElf. Conformément aux
pratiques habituelles du secteur, TotalFinaElf est assuré
contre un certain nombre de ces risques et pertes, mais pas la totalité
d'entre eux.
En outre, ces activités impliquent des
incertitudes liées à l'estimation des quantités
de réserves prouvées et potentielles, ainsi qu'à
l'estimation des capacités de production, de même que
des incertitudes liées à la capacité de maîtrise
des coûts unitaires en matière d'exploration, de production,
de raffinage et de distribution. La quasi-totalité des activités
d'exploration et de développement entreprises par TotalFinaElf
sont assorties d'un haut niveau de risque de perte du capital investi.
Il est impossible de garantir que de nouvelles ressources de pétrole
brut ou de gaz naturel seront découvertes pour remplacer
les réserves actuellement développées, produites
et commercialisées ni, dans le cas de nouvelles réserves
avérées, que leur quantité sera suffisante
pour permettre à TotalFinaElf de récupérer
les sommes importantes consacrées à leur acquisition,
leur découverte et leur développement.
Les activités de développement de
champs pétroliers, construction et forage sont soumises à
de nombreux risques, y compris le risque qu'aucune réserve
de pétrole ou de gaz naturel, productive au plan commercial
ne soit découverte. Les coûts de forage, de réalisation
et d'exploitation de puits sont souvent incertains. Les activités
de TotalFinaElf peuvent être limitées, retardées
ou annulées du fait de nombreux facteurs, parmi lesquels
figurent des problèmes de titres de propriété,
les conditions météorologiques, le respect des réglementations
gouvernementales, ainsi que des pénuries ou des retards de
livraison de matériels.
Risques liés aux secteurs Aval et Chimie
Les secteurs Aval et Chimie de TotalFinaElf sont
soumis à des réglementations gouvernementales importantes,
en particulier dans le domaine des lois anti-trust, sur la concurrence,
la protection de l'environnement et la sécurité industrielle.
Les risques opérationnels sont de nature très différente
puisqu'ils peuvent concerner des secteurs d'activités très
variés, comme le raffinage/pétrochimie, la chimie
des intermédiaires, la chimie fine ou de spécialités.
Parmi ces risques opérationnels figurent notamment des explosions
ou incendies d'hydrocarbures ou de produits pétroliers et
chimiques. De même, la nature des risques liés au transport
dépend non seulement des potentiels de danger des produits
transportés mais aussi des modes de transport utilisés
(principalement pipelines, maritimes, fluviaux-maritimes, rail,
route, rail-route) et enfin des quantités concernées.
TotalFinaElf s'efforce de minimiser les risques
inhérents à ces activités par la mise en place
d'organisations performantes, de systèmes de management de
la qualité, de la sécurité et de l'environnement,
par la réalisation d'audits rigoureux et par une politique
d'investissements active. De plus, compte tenu de la variété
des produits transportés, le pôle chimie veille à
ce que ceux-ci soient stockés, conditionnés, manutentionnés
et transportés dans les meilleures conditions de sécurité
et par des prestataires sélectionnés en fonction de
critères élaborés au sein des organisations
professionnelles.
TotalFinaElf a souscrit à des assurances contre certains
de ces risques et pertes, mais celles-ci ne suffiraient pas à
couvrir tous les risques potentiels inhérents aux activités
du Groupe en la matière. Le pôle raffinage et chimie
subit par ailleurs d'importantes variations de l'offre et de la
demande sur de nombreux marchés. Il en résulte une
volatilité de ses résultats. Certains de nos produits
sont également soumis à un risque commercial lié
à des sinistres, concernant des produits défectueux
notamment.
Bien que nous estimions que tout coût ou
engagement raisonnablement prévisible en liaison avec les
points mentionnés ci-dessus n'aura pas de conséquences
significatives importantes sur notre situation financière
consolidée, sur notre résultat d'exploitation ou sur
la liquidité, il est impossible de garantir que de tels coûts
ou engagements ne risquent pas d'entraîner des conséquences
négatives significatives sur nos activités à
l'avenir.
Grande Paroisse
Une explosion est survenue le 21 septembre 2001
dans une usine de la société Grande Paroisse, située
à Toulouse, France. L'activité principale de Grande
Paroisse, une filiale détenue par le Groupe à 79,85%,
réside dans la production et la commercialisation d'engrais
pour le marché de l'agriculture. L'explosion s'est produite
dans une zone de stockage de l'usine où étaient entreposés
des granulés de "nitrate d'ammonium" déclassés
et a détruit une partie du site provoquant un arrêt
immédiat des productions et une mise en sécurité
des installations. Cette explosion a entraîné la mort
de 30 personnes et de nombreux blessés ainsi que des dommages
matériels importants dans une partie de la ville de Toulouse.
Des enquêtes sur les causes de l'accident
sont en cours. En application de l'article 1384 alinéa 1
du Code civil, la responsabilité civile de Grande Paroisse
est présumée entière dans un premier temps,
entraînant pour cette société l'obligation d'indemniser
les tiers pour les dommages (corporels, matériels et autres)
subis tant que cette responsabilité n'est pas éventuellement
infirmée. À ce stade préliminaire de la procédure,
l'entreprise estime que le montant des demandes d'indemnisation
des tiers pourrait atteindre 1,8 milliard d'euros, excédant
de 0,95 milliard d'euros la couverture d'assurance dont elle bénéficie
au titre de ses polices responsabilité civile (0,85 milliard
d'euros). Une provision brute de 941 millions d'euros a été
enregistrée dans les comptes du Groupe dont l'impact en résultat
net (part du Groupe) est de 597 millions d'euros.
Enquêtes sur la concurrence
Au cours de l'exercice 2000, Atofina Chemicals,
Inc., société de droit américain, filiale du
Groupe, a fait l'objet de la part des autorités judiciaires
américaines de Californie du Nord de trois demandes d'informations
relatives à certaines pratiques commerciales dans l'industrie
chimique. Ces demandes d'informations avaient pour objet de déterminer
si les pratiques en question étaient susceptibles de constituer
des infractions civiles et/ou pénales à la législation
en matière de concurrence. La Commission européenne
a également procédé à des demandes similaires
auprès d'Atofina S.A., société de droit français,
filiale du Groupe. Au début de l'exercice 2002, Atofina S.A.
a transigé avec le Département de Justice américain
en acceptant de payer une amende de $ 8,5 millions. Par ailleurs,
trois employés d'Atofina S.A. font l'objet d'une procédure
pénale.
Bien qu'il ne soit pas possible à l'heure
actuelle de déterminer avec certitude l'issue des investigations
décrites dans les deux sous-sections ci-dessus, le Groupe
considère que leurs conclusions ne devraient pas avoir, dans
le futur, d'impact défavorable significatif sur sa situation
financière, ses flux de trésorerie ou sur ses résultats.
RISQUES LIÉS À L'ENVIRONNEMENT
TotalFinaElf est soumis à un large éventail
de législations et de réglementations en matière
d'environnement, notamment au niveau de l'usage du sol, des émissions
dans l'atmosphère, des rejets dans les eaux et de la production,
du traitement, du stockage, du transport, de la transformation et
de la destruction des déchets. Malgré l'impact croissant
des lois et réglementations en matière d'environnement
sur les activités de TotalFinaElf dans la quasi-totalité
des pays où le Groupe est présent, il est impossible
de prévoir avec précision l'effet des développements
futurs de ces lois et réglementations sur les résultats
et les activités de TotalFinaElf à l'avenir. Certains
risques de coûts et engagements liés à l'environnement
sont tout particulièrement inhérents aux opérations
et produits de TotalFinaElf dans ses activités amont, aval
et chimie, comme c'est le cas pour d'autres sociétés
engagées dans des activités similaires. Il est impossible
d'exclure l'éventualité de coûts et engagements
importants suite à une contamination accidentelle ou en rapport
avec des activités présentes ou passées. Toutefois,
TotalFinaElf ne prévoit actuellement pas de conséquence
négative importante sur sa situation financière consolidée
du fait de sa mise en conformité avec ce type de lois et
réglementations.
Sinistre de l'Erika
En 2001, à la suite du sinistre du pétrolier
Erika qui transportait des produits appartenant au Groupe, la Société
a poursuivi, à travers la Mission Littoral Atlantique, le
travail de nettoyage des côtes qui est pratiquement achevé.
Le traitement des déchets enlevés lors des opérations
de nettoyage a nécessité la construction d'une unité
industrielle spécifique. La mise au point du procédé
de traitement a pris quelque retard car des études techniques
complémentaires ont été nécessaires.
Il faudra compter environ une année de traitement pour l'élimination
complète de ces déchets.
Par ailleurs, TOTAL FINA ELF S.A., prise en tant
que personne morale, ainsi que cinq salariés du Groupe, ont
été mis en examen dans le cadre de l'instruction pénale
engagée par le Tribunal de Grande Instance de Paris à
la suite du sinistre et de la pollution qui en a résulté.
Cette instruction est toujours en cours. TOTAL FINA ELF S.A. estime
que les infractions qui lui sont imputées ainsi qu'à
ses salariés sont infondées en fait comme en droit.
POLITIQUE EN MATIÈRE D'ASSURANCE
Le Groupe s'est doté d'une couverture d'assurance
ayant essentiellement trait aux risques industriels, à la
responsabilité civile et aux autres risques et responsabilités
relatifs à ses activités, pour un montant et d'une
nature que la Direction Générale juge appropriés.
La couverture en première ligne est soit conservée,
sous forme de franchises ou d'auto-assurance, soit acquise auprès
de sociétés d'assurance de notoriété
internationale.
AUTRES RISQUES PARTICULIERS
Risques liés à la concurrence
La concurrence est intense, tant au sein du secteur
pétrolier que par rapport à d'autres secteurs, pour
ce qui est de la satisfaction des besoins en énergie des
industries et des particuliers. TotalFinaElf fait face à
la concurrence d'autres sociétés pétrolières
dans l'acquisition de biens et de permis, en vue de l'exploration
et de la production de pétrole et de gaz naturel. La concurrence
est particulièrement intense en matière d'acquisition
de ressources non développées de pétrole et
de gaz naturel, qui sont très convoitées.
Risques liés à l'intégration
de PetroFina et d'Elf Aquitaine
TotalFinaElf a largement développé
ses activités suite aux rapprochements avec Petrofina et
Elf Aquitaine, intervenus respectivement en 1999 et 2000. Ces transactions
l'ont déjà obligé et l'obligeront encore à
intégrer des activités précédemment
exploitées de manière séparée, et qui,
prises conjointement forment un ensemble considérable en
termes de taille et d'envergure, par rapport aux activités
historiques du Groupe. TotalFinaElf, qui a déjà réalisé
une grande partie des synergies liées à l'intégration
de ces activités, poursuit avec succès cette tâche
mais ne peut garantir que la totalité des économies
de coûts, des synergies et des gains opérationnels
anticipés sera réalisée.
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